Hôpital : Violence à tous les étages

Le blog vous propose dans les semaines qui viennent une série d’articles sur la violence.

La violence peut faire partie des « risques du métier » ; par exemple, le travail en psychiatrie, dans un service des urgences, dans des centres pour adolescents, etc. Dans ce cas il appartient à l’employeur, au directeur d’hôpital, de prendre les mesures pour supprimer, éviter ou réduire ce risque. Cela fait partie de ses obligations. (article L. 4121-2 du code du travail)

Mais il existe d’autres aspects de la violence qui ont d’autres sources ; les collègues, la hiérarchie, l’employeur. Elles sont tout à fait inacceptables. Les syndicats sont souvent démunis face à ces situations qui, du fait de la crise, se développent et s’aggravent. C’est pourquoi, après avoir exposé brièvement la définition, les différents types de violence et leurs différentes formes, nous vous proposerons quelques témoignages et les enseignements qu’il faut en tirer.

Au cours de cette série, nous vous communiquerons un support d’enquête pour prévenir du harcèlement qui est une agression difficile à faire reconnaître. Pour cela il faut du temps et un accompagnement du syndicat afin d’aider la victime à verbaliser, à écrire et à porter plainte si nécessaire.

La conjoncture actuelle est suffisamment difficile pour accepter la violence que l’on peut qualifier d’institutionnelle et qui vient aggraver encore les conditions de vie au travail et par voie de conséquence, la vie hors travail.

Définition :

Qu’est-ce qu’une violence ? Le mot « violence » vient du latin vis, qui désigne d’abord la force et plus encore l’abus de cette force sans égard à la légitimité de son usage. C’est la force déréglée qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanité de l’individu.

Les différents types de violence : 

(nous ne retiendrons ici que celles qui concernent l’homme au travail)

  • la violence entre les personnes, comportements de domination ou asservissement employant la force, physique (coups, viol, torture…), verbale et psychologique (injures, injonctions paradoxales, harcèlement, privation de droits ou de liberté, abus de position dominante…)
  • la violence politique, c’est-à-dire tout acte violent dont leurs auteurs revendiquent la légitimité au nom d’un objectif politique
  • la violence symbolique, qui désigne à son tour plusieurs sortes de violence : ce peut être la violence verbale, dont on peut considérer qu’elle est la première étape vers un passage à l’acte ; ou une violence invisible, institutionnelle : c’est la violence structurelle. Celle-ci désigne plusieurs phénomènes différents qui favorisent la domination d’un groupe sur un autre et la stigmatisation de populations, stigmatisation pouvant aller jusqu’à la création d’un bouc émissaire
  • la violence économique : en France, la 1re chambre civile de la Cour de cassation, dans un arrêt du 3 avril 2002, et sur le fondement de l’article 1112 du Code civil, a ainsi jugé que « l’exploitation abusive d’une situation de dépendance économique, faite pour tirer profit de la crainte d’un mal menaçant directement les intérêts légitimes de la personne, peut vicier de violence son consentement[]».

Les différentes formes de violence :

  •  Violence verbale : elle se retrouve souvent entre collègues, ou envers la hiérarchie.  Rarement envers les malades, les patients ou les personnes hébergées pour laquelle elle pourrait être sanctionnée. C’est souvent une expression directe qui précède l’acte violent, l’agression physique. On peut caractériser la violence verbale par l’insulte, les menaces.
  • Violence psychologique dont la forme la plus connue est le harcèlement moral. C’est la maladie du pouvoir. Souvent elle est l’œuvre de pervers, de gens qui détiennent une parcelle d’autorité et qui ne peuvent l’affirmer par de la compétence. Ils cherchent ainsi à masquer cette incompétence par de la nuisance, par besoin d’exister. Dénigrer, rabaisser, insulter, humilier, ignorer, isoler, surveiller, harceler, menacer, intimider, sont leurs moyens d’action. C’est aujourd’hui un délit et le « Blog-FO-santé » dans les prochaines semaines vous proposera un outil d’observation pour aider ceux qui en sont les victimes.
  • Violence physique : C’est le type le plus direct de violence. Rare entre personnel, elle est davantage observée en psychiatrie pour des causes inhérentes à l’essence même du travail dans ce milieu. Elle est aussi présente dans les services en contact avec les malades à l’hôpital, ou les clients ailleurs.

Il existe bien un Observatoire National de la Violence en milieu Hospitalier (ONVH). Mais il observe davantage les atteintes aux biens et aux personnes qu’aux autres aspects de la violence. Le responsable de cet observatoire est un commissaire de police.( !)

Ainsi la violence est protéiforme et peut prendre ses sources dans de multiples situations.

La prévention n’est pas facile et pour en débattre nous invitons tous les lecteurs à témoigner en adressant leur message sur l’adresse du blog ; blogsantefo@gmail.com

DG

 

 

2 comments for “Hôpital : Violence à tous les étages

  1. jacquet
    26 août 2015 at 11 h 42 min

    Bonjour. Quand j etais en stage en pneumologie ont m ordornnais d aller surveiller un patient avec une BMR . Alors qui mangeais seul. Habillage surblouse ect… . Pendant ma pause et quand je sortais les soignantes rigolait et me disaient . Tu peux pas prendre de pause elle est passé super mon stage j ai perdu 3 kg

  2. 22 août 2015 at 11 h 12 min

    Bonjour je voulais me mettre en relation avec un responsable pour pouvoir donner mon témoignage suite à toute une série d’harcelement a mon en contre pour avoir dénoncer à ma hierarchie toute les négligences du personnel de nuit concernant le confort et le bien être du patient ainsi que la sécurité sans avoir cité de noms je pensait qu’après mon témoignange ont allait essayer d’améliorer les choses sans vagues et bien non la DRH m’est tombé dessus et après plus de quatres mois mis à l’écart de tout le personnel soignant a part quelques
    exeptions ils mon renvoyer a deux mois de ma titularisations en essayant de trouver des cause vallables a mon renvoye mes heureusement pour moi malgré toute cette méchanté ils ont reconnue mon professionnalisme sur mes notations je me retrouve à quarente neuf ans sans emploi avec deux enfants à ma charge l’un deux est à la fondations Les Apprentis D’Auteuil trois cent euros par mois pour sa scolarité etc….mon travail me manque j’ai besoins de ce travail pour le respect et l’amour de mon métier. Je voudrais rester annonyme je pense mon témognage apportera surement des amélioration pour les établissements de France Sachez que j’ai une expérience de trente ans dans le domaines et dans différentes structure Merci il était temps que quelqu’un s’occupe de cela sérieusement car le patient de nos jour est négligé et personne ne s’en préocupe il n’y à que soit disant les économie de l’hopital moi je dit faux car le gachi fait à l’hopital par les gens qui dirige car lorsque vous dite à une cadre que cela fait des années que le robinet d’eau coule et qu’il faudrait le signale ont vous répond ca fuit depuis lontemps et c’est pas demain la veille qui sera réparer Un petit coup de tournevis un petit grillage à changer au niveau du robinet et le tour est jouer ,j’ai m’aime voulue le faire en leur faisant rappeller que dans le tiers monde des êtres humain n’avait pas la chance d’avoir de l’eau et nous a l’hopital ont laisse coulé des robinet d’eau deffectueux pendant des années et après ont vire des soignants,agents et même des service pour manque d’argent JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE JOURNEE Noura Mihoub

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