Dialogue psychosocial avec le gouvernement :

deniC’était le 25 juin après midi.

Autour de la table, le conseiller social de Marylise Lebranchu qui préside les débats, tous les représentants des syndicats et des employeurs publics. C’est la énième rencontre pour tenter de trouver un accord sur la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique. Pour donner l’ambiance et faire partager nos grandes espérances sur le sujet rien de tel que de rapporter un extrait des débats :

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Ci-dessous, un échange entre le représentant FO et le conseiller social de Madame la  Ministre de la Fonction Publique :

FO- Monsieur. Vous indiquez en introduction du projet d’accord sur les risques psychosociaux dans la fonction publique que l’intensification du travail est un  facteur de risque psychosocial.

Gvt : Oui effectivement !

FO : Vous reconnaissez donc que la réduction du nombre d’emploi dans un service peut provoquer une surcharge de travail,  donc, une intensification du travail ?

Gvt : Ce n’est pas automatique.

FO : Permettez-moi de reformuler. A charge de travail égal, admettez-vous que la réduction du nombre d’emploi conduit à une intensification du travail ?

 Gvt : Effectivement !

FO : Donc pour éviter l’intensification du travail, source de risque psychosocial, nous vous proposons l’amendement suivant.  « à charge de travail égale, les employeurs  publics s’engagent à ne pas réduire le nombre d’emplois »

Gvt : Amendement rejeté !

Etc., etc., pendant 5 heures au ministère !


Ce déni nous porte bien loin du monde réel. Le gouvernement supprime des emplois, multiplie la précarité, entreprend des restructurations sans aucune concertation, etc. etc.

En clair il créait les risques psychosociaux et nous demande de les prévenir.

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Pour FO, la meilleure façon de prévenir les risques psychosociaux, c’est de ne pas les provoquer !

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DG

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4 comments for “Dialogue psychosocial avec le gouvernement :

  1. Christophe
    3 juillet 2013 at 18 h 28 min

    On change de gouvernement mais la politique reste la même,on se fout de nous et oui la protection des salariés à un coût, les arrêts ne coutent ils pas plus chers à la société ? La prévention doit être la fondation contre des R.P.S et les A.T.

  2. Patrick MAGNON
    1 juillet 2013 at 7 h 57 min

    Je reconnais la tout le discours que nous distille notre Direction Générale au CHRU de Tours. TRAVAILLER AUTANT AVEC MOINS DE PERSONNEL! A chaque demande lors de nos CHSCT de créer des emplois pour faire face a des situation de pénibilité dans les service, notre Directeur nous répond MOYENS CONSTANTS.
    Qu’est devenu le pacte de confiance de notre ministre de la Santé?
    D’ailleurs y-a-t-il un pilote dans l’avion tellemnt elle brille par son silence et son inactivité?
    La loi Bachelot arrange bien le gouvernement par son coté maitrise des dépenses a tout va et il ne va certainement pas revenir dessus!
    Vivement une grève générale!

  3. 28 juin 2013 at 1 h 14 min

    C’est tout le drame de ce gouvernement qui met en œuvre une vraie politique libérale avec un ersatz de dialogue social en alibi. C’est la DRAUCHE qui nous gouverne en nous faisant croire que l’humain est au centre de leurs préoccupations. Malgré tout, le rouleau compresseur de l’austérité est toujours en route et le chef des travaux se trouve à Bruxelles. Qu’attendons nous mes camarades pour réagir avant d’être tous aplatis par ce cycle infernal. Ne serait-t-il pas temps de démarrer une gréve générale ???????

  4. 27 juin 2013 at 16 h 37 min

    ENTIÈREMENT bien dit! Il faut absolument ne pas prendre de risques en les provocant. Ne pas demander aux employés, de prendre en charge un travail, tout cela par manque de salariés suffisants. Il est impossible de cumuler une surcharge de travail, Bernadette.

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