Si le directeur d’hôpital avait une rémunération proportionnelle au « bien-être au travail » des personnels, elle n’attendrait pas le SMIC !

AT-hôpitalHôpitaux : Le coût des absences en accident du travail en hausse de 31 % en 5 ans et les Directeurs, sous la pression du gouvernement et des Agences Régionales de Santé, continuent leurs plans d’économies sans broncher !

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« Entre 2012 et 2013, les tendances observées les années précédentes en matière d’accident du travail se confirment…

La gravité des arrêts (durée des absences) poursuit sa progression (+ 31 % depuis 2008), et ce quelle que soit la nature de l’évènement considéré.

L’accident de service, de trajet et la maladie professionnelle, augmentent en effet tous les trois depuis cinq ans. »

C’est le résultat des statistiques publiées par la SOFCAH groupe d’assurance des établissements hospitaliers.1

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C’est aujourd’hui a peu près la seule étude qui mesure l’évolution des arrêts de travail pour raison de santé car le ministère de la santé a abandonner, faute de moyens ! Ces arrêts traduisent les conséquences d’une aggravation des conditions de travail des personnels, mais personne ne s’en inquiète. Surtout pas le ministère de la santé qui ferme les yeux et encore moins les agences régionales de santé qui ne regardent que les comptes. Quant aux patrons des hôpitaux ils en rajoutent ! «On ne fera pas d’économies sans baisser les emplois», a prévenu Gérard Vincent, délégué général de la FHF » allant même jusqu’à proposer un plan d’économie des dépenses de santé de 5 milliards au moment ou FO réclame un minimum de 30 000 créations d’emplois pour sauver l’hôpital public. Il est vrai que ces directeurs sont quasiment payés proportionnellement aux économies réalisées.

Il n’est donc pas étonnant de constater, à peu près partout, un mal-être grandissant parmi les personnels hospitaliers. Ce n’est pas une préoccupation ni pour eux, ni pour le ministère ! C’est un dommage collatéral !

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Ils exigent des agents toujours plus d’efforts, de bouger leur plannings, d’être deux là ou il faut être trois, d’accepter de réaliser des heures supplémentaires non payées et non récupérées, une sorte de retour au bénévolat que le MEDEF souhaite mettre en œuvre pour sortir de la crise.

Le bénévolat ! Le MEDEF y pense, les directeurs d’hôpitaux l’imposent !

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En tout cas, si le directeur d’hôpital avait une rémunération proportionnelle au « bien-être au travail » des personnels, elle n’attendrait pas le SMIC !

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