Agents contractuels 2 : des exigences émotionnelles au manque d’autonomie dans le travail

Cette artiste à un site de présentation que vous pouvez consulter : www.hettyhuismanbeelden.com ou ici : www.exitartamsterdam.com

Hiding emotions : une œuvre de Hetty Huisman

Après avoir exposé le risque de l’intensité du travail qui s’abat sur les agents contractuels, cet article présente le risque provoqué par les exigences émotionnelles et le manque évident d’autonomie dont ils souffrent. Comme indiqué dans l’introduction de cette série de 4 articles (voir ci-dessous), les agents contractuels de la fonction publique hospitalière méritent toute notre attention, d’autant plus aujourd’hui lorsqu’ils sont montrés du doigt comme les premières victimes du libéralisme annoncé ! (- 500 000 agents publics)

Pour les libéraux, et ceux qui les portent, les contractuels doivent être expulsés, pour FO et ceux qui nous soutiennent, ils doivent être intégrés.

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N°2 : Les exigences émotionnelles :

Elles sont généralement décrites dans le cadre des personnels qui reçoivent du public et qui doivent contenir leurs émotions quelles que soient les circonstances de leur travail. Il faut savoir rassurer les parents qui viennent de perdre un enfant qui pourrait être le sien. C’est un exercice difficile que de cacher ses émotions. Renouvelé souvent, c’est une situation qui laisse des traces et génère de la souffrance qui ne peut s’exprimer.

Cette souffrance étouffée s’ajoute à celui qui ne peut même pas en parler parce qu’on ne lui demande rien : c’est le cas des agents contractuels. Les contractuels sont des pièces rapportées. S’ils doivent souffrir, c’est seuls et en silence. Or, le silence n’est jamais salvateur, il devient un mode normal de gestion et source de cette nouvelle forme d’esclavagisme moderne. Cela devient une nouvelle exigence du service. Un autre risque psychosocial important qui sédimente et qui peut troubler la personnalité.

(article détaillé de ce risque pour l’ensemble des agents : ICI)

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N° 3 : Le manque d’autonomie et de marge de manœuvre :Le mémorial de l’esclavage de l’Anse Caffard au Diamant (Cap 110)

Est-il nécessaire de démontrer après les lignes ci-dessus que l’agent contractuel ne dispose d’aucune autonomie ni de marge de manœuvre dans son travail ?

S’il en est un qui n’a pas son mot à dire c’est bien lui. Pourtant l’autonomie dans le travail et les marges de manœuvres possibles pour l’exécuter, sont une source essentielle de l’épanouissement du travailleur. La prévisibilité du travail, la possibilité de l’anticiper, permettent de développer les compétences et d’augmenter le plaisir au travail.

Privé de cela l’agent contractuel devient un exécutant passif, sans reconnaissance et sans perspective autre que celle d’exécuter les ordres donnés sans possibilité de pouvoir les amender alors que leurs remarques seraient pertinentes, eux qui ont les deux pieds dans le quotidien.

Ce risque psychosocial est une constante des agents contractuels qui s’ajoute aux autres.

(article détaillé de ce risque pour l’ensemble des agents : ICI)

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Lutter contre la précarité,

c’est évidemment prévenir les risques psychosociaux !

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  • article 1 : L’intensification du travail
  • article 2 :  Les exigences émotionnelles et le manque d’autonomie dans le travail
  • article 3 : La mauvaise qualité des rapports sociaux, le conflit de valeur et l’éthique professionnelle
  • article 4 : L’insécurité de la situation de travail – une variable d’ajustement budgétaire, un risque psychosocial majeur !

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