RPS des Agents contractuels (4) : L’insécurité de la situation de travail – une variable d’ajustement budgétaire, un risque psychosocial majeur !

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Les agents contractuels sont les premières victimes des risques psychosociaux comme le démontrent encore les deux chapitres qui suivent.

Un nombre de contractuels qui dépasse le taux d’absentéisme traduit une utilisation abusive de ces emplois précaires pour la réalisation d’économies à courte vue. C’est aussi renoncer à la nécessaire qualité du travail qui ne peut s’exercer que dans un environnement stabilisé, enrichi de l’expérience et de la compétence d’agent titulaire de leur emploi.

La titularisation massive des agents contractuels sera une preuve incontournable de la volonté de prévenir les risques psychosociaux. Nous en sommes loin !

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N°6 : L’insécurité de la situation de travail

D’une manière générale l’insécurité de la situation de travail comprend l’insécurité socio-économique et le risque de changement non maîtrisé de la tâche et des conditions de travail. Qui plus qu’un agent contractuel se trouve directement confronté à cette insécurité des situations de travail ?

Par insécurité socio-économique, il faut entendre les risques pesant sur la pérennité de l’emploi, sur le maintien du niveau de salaire ou sur le déroulement jugé normal de la carrière, dit le rapport des experts. Le carrefour de tous les maux de carrière de la précarité.

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Les agents contractuels : une variable d’ajustement budgétaire, un risque psychosocial majeur !

Le gouvernement et ceux qui sont chargés d’appliquer ses choix ne cessent d’affirmer qu’il faut lutter contre les risques psychosociaux par une prévention adaptée. En fait cette communication prend l’apparence d’un enfumage lorsqu’on observe les décisions de ces acteurs, décisions qui vont à l’encontre de ces annonces.

Avant l’apparition de ce qui est qualifié aujourd’hui de RPS (Risques Psychosociaux), les emplois précaires permettaient d’assurer la continuité du service par le remplacement des agents absents au travail. L’absentéisme moyen représentait environ 7 à 8 % des journées de travail.

Aujourd’hui c’est une moyenne de 20 % d’emplois précaires dans la Fonction Publique Hospitalière.(FPH) alors que les absences au travail ne représentent que 10 % des journées de travail. Ce qui était du bon sens est devenu un mode de gestion. On ne recrute plus des agents contractuels pour pallier les absences au travail, mais pour réduire la masse salariale, alors qu’ils occupent des emplois permanents.

 

Ce constat traduit inévitablement l’insécurité de la situation professionnelle qui est un des principaux facteurs des risques psychosociaux. Un salarié sur un emploi précaire est dans une situation qui le prive de la nécessaire stabilité qu’exige un travail de qualité, qui le contraint d’accepter l’intensité du travail au-delà du raisonnable, qui l’oblige à se taire en face d’exigences émotionnelles intensives ou de conflit de valeurs, qui le prive de toute initiative et qui l’écarte trop souvent des bons rapports sociaux.

Si le nombre d’emplois précaires dépasse le taux d’absentéisme, une moyenne de 10%, l’on peut en déduire qu’il s’agit là d’un mode de gestion qui vise à la seule maîtrise de la masse salariale et qui développe l’insécurité des situations de travail.

Ce constat traduit directement un désintérêt pour la qualité des relations sociales et un abandon de toute prévention contre les risques psychosociaux.

Avant d’annoncer un quelconque plan de prévention des risques psychosociaux ne serait-il pas indispensable d’intégrer dans les collectifs de travail ceux qui pour l’instant en sont exclus ? La titularisation des contractuels n’est-elle pas la première mesure de prévention crédible ?

(article détaillé de ce risque pour l’ensemble des agents : ICI)insecurite-travail

 

Lutter contre la précarité,

c’est évidemment prévenir les risques psychosociaux 

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Le 4 pages qui reprend cette série de 4 articles sur les agents contractuels et les risques psychosociaux

ICI pour diffusion



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