EURE ET LOIR : CH Henry Ey de BONNEVAL LE « CRI D’ALARME » DE FO au Président de la République

Depuis juin 2016, les CMP Chartrains ont vu partir 3 psychiatres. Ils ont été remplacés par une seule arrivée médicale en mars 2017. Cette dernière n’assumera plus que deux demi journées à partir de la période estivale.

« Cette situation ne permet plus de répondre aux besoins des CMP et bloque la circulation des soins » déplore le syndicat Force Ouvrière.

Les conséquences sont dramatiques pour les patients :

– Les CMP ne peuvent plus répondre aux demandes de prise en charge émanant de son propre établissement : unités d’hospitalisation, EMPP, Urgences Psychiatriques…

– aux demandes des usagers orientés par les partenaires : médecins généralistes, justice, SAMSAH, FAC, Foyers de vie, Conseil Général, C.M.P. d’autres départements…

– les demandes spontanées de prise en charge.

Conséquence, les listes d’attente s’allongent de jour en jour. 200 patients sont aujourd’hui laissés pour compte, sans réponse médicale. Une partie du public n’a plus accès aux soins.

De plus, depuis juin 2016, il n’y a plus de RÉFÉRENCE MÉDICALE sur ces dits C.M.P.

En effet, certains patients ont été vus par CINQ MÉDECINS PSYCHIATRES DIFFÉRENTS EN UNE ANNÉE.

 Les patients sont dirigés vers des psychiatres libéraux déjà bien surchargés ou des médecins généralistes non spécialisés pour ce type de pathologie quand cela est possible. En effet, cette région connaît « les déserts médicaux ».

A cela, s’ajoutent deux postes de psychologues et un poste infirmier gelés dans une structure déjà déficitaire en personnel.

Le syndicat FORCE OUVRIÈRE dit prendre ses responsabilités dans un courrier adressé à Madame La Ministre de La Santé mais aussi au Président de la République devant le manque de solutions apportées par la direction qui induit pour les patients : l’aggravation des troubles, les ré-hospitalisations, les ruptures de suivis et de traitements, les risques suicidaires ou hétéro-agressifs qui pourraient faire la UNE de la Presse.

Et pour les soignants : les conditions de travail dégradées dans un climat d’insécurité.

« Attaché à la qualité des soins, le syndicat Force Ouvrière du CH Henri-Ey attend du nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, des solutions concrètes et efficientes pour éviter de potentiels risques tant pour les patients que pour la société. »

 

Dans un premier temps, une rencontre est déjà prévue à l’ARS Centre-Val de Loire.

« il manque plus d’une dizaine de postes de psychiatres »

« D’après la direction, il manque une dizaine de psychiatres dans l’établissement et il ne serait pas bon pour l’image de marque de l’institution de faire paraitre des annonces pour tous ces postes, ce qui a permis de faire de substantielles économies sur le budget médical. » dixit le syndicat Force Ouvrière.

 

 

 

 

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