HERAULT : Hôpital de Sète FO en appelle aux maires de Thau pour sauver l’hôpital

3,8 M€ de déficit en 2016, 71 M€ de dettes, les HBT (Hôpitaux du Bassin de Thau) sont dans le rouge. Début de l’été, le syndicat FO avec la CGT s’était mobilisé contre le CREF (contrat de retour à l’équilibre financier) de 3,8 millions d’euros, lequel s’est déjà concrétisé par le non renouvellement des personnels partant à la retraite et le non renouvellement de certains contrats. Plus de 400 agents avaient manifesté le 5 juillet dernier dans la ville de Sète, contre ce plan social.

32 postes ont donc été supprimés. Or, alors que le CREF visait une économie de 5 millions d’euros d’ici 2019, l’ARS en demanderait 7, assure le syndicat FO. De nouvelles suppressions de postes sont attendues.

De ce fait, FO vient d’écrire à 16 maires du bassin de Thau pour leur demander de participer financièrement au redressement des comptes du CHIBT.


Patrick Jean, secrétaire du syndicat FO explique que “considérant qu’il s’agit d’un élément d’utilité publique, que tous les efforts à faire ont été faits, par les membres du conseil de surveillance, la direction et surtout les personnels, nous estimons qu’il est du devoir de toutes les municipalités attachées à un service public de santé au service de leurs administrés de participer financièrement à l’effort par un don”. Et d’inviter les édiles à en débattre au sein de leurs conseils municipaux.

 

 

La tutelle évitée 

Après une manifestation en bonne et due forme, début juillet (et une pétition qui a recueilli 8 000 signatures), FO, rejoint par la CGT, la directrice de l’établissement et la directrice de la commission médicale, ont été reçus par l’Agence régionale de santé (ARS). “Elle a accepté de différer cette mise sous tutelle. Or, ce qui nous importe, c’est de savoir quel délai nous est offert. Ce que nous voulons, c’est que cela attendre l’ouverture du nouveau bloc opératoire, été 2018. Cet outil, et les économies réalisées dans le cadre du Cref, devraient nous permettre d’avoir des recettes supérieures à nos dépenses.”

Or, si le Cref (qui doit encore être validé par l’ARS), prévoit d’ici 2019 une économie de 5 M€, l’ARS demanderait en fait 7 M€, “peut-être pour s’aligner avec les recommandations nationales” !

D’où le courrier adressé par le syndicat FO du centre hospitalier aux maires de Thau. Dont les communes, “si elles ne peuvent participer en terme de fonctionnement, le peuvent, en revanche, en terme d’investissement”, assure Patrick Jean. Par exemple dans le budget des nouveaux blocs opératoires “et tous les travaux qui pourraient, ensuite, générer de nouvelles recettes”.

Reste que le déficit du Centre hospitalier du bassin de Thau, 3,8 M€, ne représenterait que 2 % du budget de la structure. Comme déficit, on a vu pire. Et pour des causes disons moins… vitales. Reste que les réponses au courrier de FO se font attendre.

FO ne lâchera rien !

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