Le bon salaire, première condition du travail !

augmenter les salairesS’il y a un élément qui entre dans celui des conditions de travail c’est bien celui des salaires !

Le salaire, c’est la reconnaissance d’un travail, d’une compétence et d’une expérience.

 

infla-salaireOr, dans la Fonction publique cette reconnaissance du travail, des compétences et de l’expérience se solde par une perte nette depuis 2002 !

 

A titre d’information le tableau ci-contre montre les écarts entre l’inflation et l’évolution de la valeur du point d’indice en 10 ans.

 

 

(1) Données INSEE

 

 

Les compétences et l’expérience englouties par l’inflation

Mais, disent les gouvernements qui se suivent depuis 1983, (date de la suppression de l’indexation des salaires sur les prix), les avancements d’échelons et de grades compensent cette perte !perte salaire

Ceci veut dire que les compétences (diplôme et concours) et l’expérience (ancienneté) ne sont plus récompensées. Elles servent tout juste à compenser le taux de l’inflation.

 

Ainsi les avancements d’échelons et de grades ne servent qu’à couvrir partiellement les pertes de pouvoir d’achats mais en aucun cas à récompenser les compétences que chacun ajoute de par son expérience.

 

Ce constat est vrai pour l’ensemble des salaires car, jusqu’alors, la Fonction publique servait de fer de lance à toutes les négociations salariales. En bloquant ceux de la Fonction publique, le gouvernement a encouragé les entreprises à faire la même opération.

 

C’est pourquoi, pour FO il faut augmenter les salaires !

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Cela se traduit dans la Fonction publique par une demande d’attribution de 50 points pour tous (231,50 €) et 8 % de plus sur la valeur du point.

(Actuellement le point est à 4,63 €)

 

Constat :

part des salaires

 

 Oui les gouvernements ont transféré une partie de nos salaires vers les dividendes, vers le capital !

Ainsi, depuis 1983, la part des salaires dans la richesse nationale (PIB) est passée de 74% à 65% environ, soit une perte de 9% sur les 2 000 milliards du PIB. Cela veut dire que si le niveau des salaires était resté le même qu’en 1983, il y aurait aujourd’hui 180 milliards d’euros de plus dans la poche des salariés, soit sous forme d’emplois (1 milliard = 50 000 années de SMIC charges comprises), soit sous forme de retraite (pas de déficit des caisses de retraite et donc réformes inutiles) pas de déficit de la sécu (pas de transfert des frais de santé sur les malades)

 

Déjà en 1983 l’abandon de l’indexation des salaires sur les prix était annoncé pour renforcer la compétitivité des entreprises et pour créer de l’emploi ! Résultat : il n’y a jamais eu autant de chômage et l’industrie française est sinistrée !

Aujourd’hui, après les salaires, sous les mêmes avatars, les mêmes s’attaquent aux statuts des personnels, voudraient allonger la durée du travail, précariser encore davantage l’emploi sous le même prétexte fallacieux de rendre les entreprises plus compétitives !

Ils n’arrêteront jamais de demander toujours des sacrifices aux mêmes en kidnappant les profits sur quelques uns et en mutualisant les pertes sur les salariés !

 

Sans complexe et convaincu que c’est la seule solution

pour sortir de l’austérité et créer des emplois,

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FO revendique

une augmentation généralisée des salaires !

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.Il faut augmenter les salaires

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1 comment for “Le bon salaire, première condition du travail !

  1. SALAVY
    7 mai 2015 at 11 h 32 min

    Bonjour,
    Je suis syndiqué F.O. depuis des années sur l’Hôpital de Lunel (34). Si je prends en compte vos calculs il me manque 219€ par mois. J’ai plus de 36ans de carrière d’Aide-soignant. Et maintenant que fait-on ? C’est bien de nous annoncer ce constat, je m’en rends compte tous les jours, d’autant que le 7 ou le 8 du mois je n’ai plus d’argent, je n’ai plus de mutuelle parce que je n’ai plus les moyens de payer, et on fait quoi. Si on se contente de chuchoter notre colère, à quoi bon ?
    Le respect du travail qu’on nous demande, nous ne travaillons pas avec des boîtes de conserves…passe par la reconnaissance d’un salaire décent. Quand je vois que les Infirmières libérales sont payées 4 fois plus cher que nous A.S. pour effectuer le même travail à domicile, je rêve !
    Les gouvernement nous ont demandé de faire des efforts, celà fait 5 ans, je crois qu’on nous a oublié, les Chirurgiens, dès qu’ils bougent le petit doigt les politiques trouvent la meilleure solution.
    Et nous ? Une journée sans les A.S. à leur poste, une seule journée, l’Hôpital est à l’envers. Plus de toilette, plus de repas distribué et donné etc,
    Alors, vous, là les syndicats, on paye une carte, vous avez de beaux costumes, vous parlez bien avec des tons de voix approprié à la revendication, où est le résultat ?
    Mon frigo est vide, on fait quoi ?
    Cordialement,
    James

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