ALSACE LES HUS DE STRASBOURG ACTION COUP DE POING DE FO EN RADIOLOGIE

Mardi 2 mai, Force Ouvrière des HUS de Strasbourg a opéré une action coup de poing devant la DRH pour porter les revendications des agents du service de radiologie.

 

En effet, la situation de la radiologie de Hautepierre est devenue insoutenable pour les manipulateurs radio du pôle radiologie/scanner, situation connue de la Direction depuis plusieurs mois mais qui jusqu’à ce jour faisait la sourde oreille.

Les nombreux arrêts maladies, congés de maternité non remplacés, les agents se sont retrouvés drastiquement en sous effectifs alors que la charge de travail ne cessait d’augmenter. Les agents étaient dans l’obligation de faire alors le travail de deux voire de trois collègues absents !

 

Des témoignages éloquents !

Muriel : « nous passons des journées horribles en ce moment.
Physiquement et psychologiquement, j’en ai parlé à notre chef de service Mr X., qui ne fera rien.
Notre cadre a dit qu’elle ne peut plus rien faire, nous ne sommes plus que 4 sur un effectif minimum de 8 en radio .
De pire en pire …
 »

Frédérique : « très régulièrement plus d’une dizaine d’examens sont en attente quand les collègues arrivent de nuit, des urgences faites quelques heures après avoir été demandées, des coups de fil incessants de tous les médecins et services de l’hôpital pour savoir pourquoi on est aussi lent. Une pression constante …».

Julien : « L’accumulation des problèmes d’organisation, de l’augmentation de l’activité dans les salles de radiologie et du scanner, du stress ressenti presque constamment et des arrêts mladie (liés en partie à des TMS (troubles musculo-squelettiques)) ne font qu’augmenter notre « ras-le-bol » et notre envie de faire changer les choses »

Patricia : « Un scanner a fermé depuis 2 semaines du fait de son changement, nos conditions de travail sont pire qu’avant puisque les programmes n’ont pas été allégés, comme il serait logique, mais ont été encore plus chargés pour pallier aux créneaux manquants .
De ce fait, les urgences sont difficiles à intercaler, les équipes d’après-midi n’ont pas le temps de faire de pause et les équipes de nuits arrivent avec des listes énormes de scanner en attente. J’étais de nuit jeudi dernier, en arrivant il restait 12 scanners, hier soir il en restait 17 et ce soir 12 également, à 20h…trop c’est trop ! »

Problèmes de recrutement !

Là où le secteur privé propose 1750 euros pour un jeune manipulateur radio avec un CDD couvrant sur plusieurs mois et débouchant sur un CDI, les HUS ne propose qu’un salaire de 1350 euros avec des contrats renouvelés de mois en mois et des stagiairisations de plus en plus tardives.

FO avait tiré plusieurs fois la sonnette d’alarme au cours des différentes instances concernant ce problème récurant de sous-effectif. Réponse de la Direction : « nous n’arrivons plus à recruter ». Augmenter les salaires et proposer des stagiairisations plus rapidement sont les revendications portées par FO.

Fatigués de travailler à la manière « des temps modernes ! », à cran, découragés de ne pas être entendus par la Direction depuis des mois, les agents avec le syndicat FO des HUS décident alors, ce mardi 2 mai de passer à l’action !

Opération coup de poing devant la DRH

 

La situation n’avait que trop duré ! Il fallait intervenir en urgence.

Une délégation FO est intervenue devant la DRH, préparée à toutes les éventualités, quitte à organiser un blocus en radiologie.

Au vu de la détermination des camarades Force Ouvrière, la situation en radiologie a été entendue. Une heure plus tard, la Direction proposait des solutions.

  • Obtention d’une nouvelle manipulatrice radio de nationalité israélienne avec un diplôme en cours de validation, qui occupe pour le moment une fonction d’ASH et aidera à l’installation des patients.
  • Une retraitée manipulateur radio a accepté de revenir prêter mains fortes à l’équipe.
  • Appel à des intérimaires
  • Aide des manipulateurs radio du service des urgences

Ces mesures ne régleront pas tous les problèmes mais elles permettent déjà à l’équipe de pouvoir assumer le quotidien.

Pour FO, répondre aux revendications salariales des personnels et à la précarité de l’emploi est une urgence absolue, si l’hôpital public souhaite garder ce genre d’activités. Ne pas y répondre, c’est offrir au privé la possibilité d’augmenter ses parts de marché.

FO entend bien suivre ce dossier et ne rien lâcher.

 

Avec FO des HUS « toujours plus, toujours mieux, toujours présent »

 

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