SARTHE CHS D’ALLONNES SUPPRESSION DE LITS ET DE POSTES L’ÉTABLISSEMENT DEVIENT « FOU »

Grosse colère des personnels soignants à l’EPSM de la Sarthe, l’établissement public de santé mentale basée à Allonnes. L’intersyndicale FO – Sud – CGT les avait appelés le 5 mai 2017 à faire grève et ce vendredi après midi, 200 agents ont interrompu la réunion du comité technique d’établissement (CET) pour dénoncer une nouvelle dégradation des conditions de travail et de soins. Plus précisément, ils s’opposent à la fermeture en juin d’une unité (soit 20 lits d’hospitalisation) et la suppression de 7 postes de psychologues en pédopsychiatrie à compter du 1er août.

 

3 milliards d’économie dans les hôpitaux = à minima

22000 suppressions de postes 16000 lits

Le CHS d’Allonnes en Sarthe est lui aussi confronté à un plan de retour à l’équilibre mais aussi à la mise en place de l’ambulatoire en lieu et place de vrais lits d’hospitalisation.

Conséquences de ces mesures :

  • La suppression de 7 postes de psychologues en pédopsychiatrie laissant ainsi brutalement 768 enfants sans prise en charge dès le 1er août prochain, et allongeant de fait l’attente de plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous.

Une nouvelle fermeture de 20 lits d’hospitalisation complète serait effective le 15 juin, avec une menace très forte pesant sur les postes des professionnels de tout l’établissement.

En 4 ans, 81 lits ont déjà été supprimés dans l’EPSM de la Sarthe.

Au final, un quart des lits d’hospitalisation de l’EPSM auront été supprimés depuis 2013, dans un contexte de pénurie médicale très préoccupante…

Aujourd’hui, 20 000 personnes sont suivies sur l’EPSM de la Sarthe …  et demain ?

L’inquiétude est vive aussi au sujet de l’avenir du service de pédo-psychiatrie. La suppression de 7 postes de psychologue devrait laisser 768 enfants sans prise en charge. « C’est une catastrophe » dixit une infirmière. « On laisse des familles dans la panade. On est déjà à un an de délai pour les rendez-vous et on supprime 7 postes alors que ce sont des enfants qui ont besoin d’aide et d’avoir des psychologues qui travaillent en collaboration avec les écoles, la PMI (protection maternelle et infantile, ndlr), le planning familial et d’autres structures extérieures. Et tout ce travail va s’arrêter. Depuis 4 ans, on va de plan de retour à l’équilibre à des plans de maintien à l’équilibre. On a perdu 70 lits d’hospitalisation et du coup on a des gens qui sont en rupture de soins dehors, il y a des suivis qui sont abandonnés. Cela met en péril un certain nombre de patients. C’est pour cela qu’on pose la question : qu’est-ce que l’on veut faire de la psychiatrie et de la souffrance mentale ?« .

FO en intersyndicale avec les personnels ne lâche rien et continue de se battre pour sauver la psychiatrie en Sarthe. Une pétition est en ligne :

https://www.change.org/p/sauvons-la-psychiatrie-de-la-folie

Une nouvelle grève a été votée. Grève reconductible cette fois-ci à partir du mardi 16 mai.

 

 

 

 

 

 

 

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